Report au mois de septembre prochain ? >
La plupart des responsables de La République en marche, le délégué général du mouvement, Stanislas Guerini, en tête, demandent toujours officiellement le maintien des élections départementales et des régionales au mois de juin prochain, afin de ne pas prêter le flanc aux accusations de « tripatouillage ». Mais les présidents des autres groupes politiques pourtant alliés de la majorité, Patrick Mignola pour le MoDem et Olivier Becht pour Agir, plaident eux respectivement pour des reports à septembre et... 2022. Jeudi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le maintien à juin « à ce stade » des prochaines élections intermédiaires, avec une consultation des chefs de partis – elle est prévue ce 6 avril et un débat dans l'hémicycle, sans doute le 8.
Le principal critère sera, bien sûr, sanitaire. Mais la levée d'un argument juridique rendant risqué le report à septembre, « la tendance des MoDem et Agir est à suivre le sens du vent », selon un dirigeant de l'opposition, et un recrutement différé dans le staff de campagne d'une tête de liste LREM, incitent à parier sur un report à septembre. Mais, malgré tout, la peur mentionnée ci-dessus d'un « tripatouillage » fait réfléchir le Château qui a, selon nos informations, récemment fait part de cette inquiétude à certains visiteurs du soir et conseillers, signe que la question n'est toujours pas tranchée. Ce que confirme, sous couvert d'anonymat, un conseiller du pouvoir qui estime que « le chef de l'État n'a pas d'idée précise sur le sujet. Mais il sait que le critère prioritaire est et restera la situation sanitaire ». Autre difficulté : quid des frais engagés par les candidats en cas de report en septembre, et donc « d'allongement » de la campagne ? Un casse-tête électoral dont la macronie, à un peu plus d'an de l'élection présidentielle, se serait bien passée…