Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Politique / Bretagne / 05/07/2021

Richard Ferrand, victime de l'enseignement immersif ?

«Merci Aurore ! Je laisse à Richard Ferrand le soin de s'expliquer avec elle à ce sujet ! » Comme plusieurs de ses collègues bretons, préférant tous garder l'anonymat, un député LREM attribuait, ce 29 juin, à la saisine du Conseil constitutionnel de la loi « Molac » sur les langues régionales par 61 députés de la majorité conduits par Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines, avec l'appui de Jean-Michel Blanquer, le déficit de « 3 à 5 points » pour la liste LREM de Thierry Burlot, arrivée quatrième aux régionales le 27 juin dernier, avec moins de 15 % des voix. Et la perte, consécutive, du siège de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale et conseiller régional sortant, qui figurait en troisième position sur la liste Burlot dans le Finistère. Laquelle n'aura, finalement, et pour toute la région, que neuf élus. Saisi fin avril, le Conseil constitutionnel avait en effet, le 21 mai, un mois avant l'élection, censuré la loi adoptée par la majorité, contre l'avis du gouvernement, et interdit l'extension au public de l'enseignement immersif, pratiqué en Bretagne dans les écoles Diwan. Selon ces élus, dans une région où les partis de la « bretonnitude » affirment peser 5 % des voix, cette initiative aura eu un impact fort dans le Morbihan, mais aussi dans les Côtes d'Armor et le Finistère.

Cette semaine, dans la rubrique Politique