Bruno Le Maire espère un accord avec l'Iran >
Répondant par visioconférence aux députés des commissions des Affaires économiques et des Finances de l'Assemblée nationale, Bruno Le Maire a expliqué qu'il était « trop tôt » pour « donner de nouveaux chiffres sur la dette, le déficit et la croissance », car la variation des prix du pétrole et du gaz « donne beaucoup d'incertitudes ». Pour le ministre de l'Économie, « il suffit qu'il y ait demain un accord avec l'Iran sur le JCPOA [ Joint Comprehensive Plan of Action, ou Plan d'action global commun, sur le contrôle du nucléaire iranien, NDLR], pour que du jour au lendemain, l'Iran, qui est sous sanction, puisse mettre 1 million de barils par jour sur le marché ». Soit « quasiment un quart de ce que la Russie fournit à l'ensemble de l'Union européenne ». « Autant, je tiens à rassurer et je le redis, c'est un choc temporaire, pas une crise », a-t-il ajouté. « Une crise dure et modifie un ensemble de paramètres. Un choc c'est sur des produits très précis, en l'espèce des produits énergétiques, qui doivent nous amener à faire évoluer nos modes de consommation et notre indépendance énergétique. »