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Politique / Assemblée nationale / 04/04/2022

Dissolution, le retour de la rumeur

«Un jour c'est oui, un jour c'est non. » Plusieurs députés, en passe de se représenter, s'interrogeaient ces jours-ci sur l'hypothèse, plusieurs fois émise, d'une dissolution de l'Assemblée nationale au lendemain du second tour de l'élection présidentielle, comme votre Lettre s'en est fait écho depuis plusieurs numéros. Ceci afin d'avancer les dates des élections législatives, aujourd'hui fixées aux 12 et 19 juin, soit aux 15 et 29 mai, soit aux 22 mai et 5 juin. Intérêt ? Un vote rapproché de l'élection présidentielle aiderait davantage les candidats investis par le (ou la) vainqueur(e) à « surfer » sur la traditionnelle « vague du troisième tour ». Et permettrait au nouvel exécutif d'entamer plus vite ses réformes. Mais, outre que dissoudre exposerait aux accusations de « tripatouillage » et que l'Ascension ou la Pentecôte entraînent des risques d'abstention accrue, annoncer une dissolution serait afficher l'arrogance de qui tient la victoire pour acquise. Et se priver de son recours dans l'année qui suit. « La décision n'est pas prise. La pièce tourne encore… Pour moi, elle peut tourner jusqu'au 25 avril au matin », confiait en milieu de semaine un membre du comité stratégique de campagne d'Emmanuel Macron.

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