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Politique / Les Républicains / 19/04/2022

Les députés du parti serrent les rangs

Atmosphère tendue, ce 11 avril en fin d'après-midi, au groupe LR de l'Assemblée nationale. Pas tant en raison de l'échec attendu de la candidate Valérie Pécresse au premier tour de l'élection présiden­tielle, mais du fait d'annonces de vote en faveur d'Emmanuel Macron, faites dès la soirée électorale sur les plateaux, alors que consigne avait été donnée d'attendre qu'une position soit définie au bureau politique du lundi (comme nous l'écrivions dans votre précédente Lettre). « Cer­tains ont reproché à Damien Abad, président du groupe, d'en avoir trop dit », expliquait un conseiller. En revanche, les réunions du matin « n'ont pas donné lieu aux déchirements annoncés », assurait Olivier Marleix. « Guillaume Larrivé était le seul à vouloir ouvertement une alliance », ajoutait le député d'Eure-et-Loir. Qui résumait : « Nous ne voulons pas de voix à Marine Le Pen et pas d'alliance ou de combinai­sons avec Macron. » Les députés ont donc convenu de définir vite « un “corpus” ramassé de cinq à dix mesures claires qui parlent à l'électeur, à marteler au national et à adapter suivant les données locales », a expliqué Pierre-Henri Dumont. Mais l'ombre de Nicolas Sarkozy – il devait se déclarer le lendemain pour Emmanuel Macron – planait. « Si on accepte la main tendue de Macron, on disparaît et il n'y a plus d'opposition républicaine à En Marche », s'insurgeait le député du Pas-de-Calais. « On aura quoi d'autre ? En Marche et une myriade de satellites, et ensuite l'extrême droite ou l'extrême gauche ? Ça veut dire que demain ou après-demain la France basculera ? »

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