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Politique / Privilèges archaïques / 04/07/2022

Les avantages méconnus des postes clés de l'Assemblée

Au Palais-Bourbon, glaner les postes clés, tels que la présidence de l'Assemblée, les vice-présidences, la questure ou les présidences de commissions, vaut bien quelques efforts en tout début de mandat. Les plus expérimentés le savent bien mais ne s'étalent guère sur la question. Les autres le découvrent à leurs dépens. Car si la rémunération de base d'un député est de 7 230 euros bruts mensuels, accéder à ces postes permet rapidement d'accroître ses revenus. Ainsi, en grimpant au perchoir, Yaël Braun-Pivet va multiplier par deux son salaire de députée et atteindre 14 500 euros bruts par mois. C'est mieux que le salaire de ministre qu'elle touchait auparavant (10 135 euros). Évidemment, sa nouvelle fonction lui permet de jouir de l'un des plus beaux hôtels particuliers de la République, l'hôtel de Lassay, avec chefs cuisiniers, caves à vin, salle de réception et, en permanence, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, un chauffeur à disposition.

Les trois questeurs de l'Assemblée, Marie Guévenoux, Éric Woerth et Éric Ciotti vont, eux aussi, être mieux payés que les autres parlementaires. Eux qui sont notamment chargés des finances de l'Assemblée vont toucher, chaque mois, 5 000 euros bruts en plus de leur revenu de député. Là aussi, un confortable logement de fonction est prévu : appartement de 400 m 2 chacun, avec salle de réception et maître d'hôtel. Les questeurs bénéficient aussi d'un chauffeur, d'un secrétaire et d'un collaborateur supplémentaire. Pour les vice-présidents de l'Assemblée, l'avantage est plus léger mais pas négligeable : 1 050 euros bruts en plus de leur salaire de député.

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