Et si Robert Ménard entrait au gouvernement ? >
Le disruptif Emmanuel Macron peut-il avoir la main sur la nomination du nouveau gouvernement au point de contraindre sa Première ministre Élisabeth Borne, qui penche à gauche, à nommer Robert Ménard dans un gouvernement « d'action » ? Le chef de l'État apprécie le maire de Béziers. Au retour d'un déplacement dans une zone industrielle de cette ville en novembre dernier, il n'en avait pas fait mystère, multipliant les compliments sur l'ancien patron de Reporters sans frontières et le couple qu'il forme avec son épouse Emmanuelle Ménard (réélue d'ailleurs haut la main avec près de 70 % des suffrages dans la 6e circonscription de l'Hérault). Entre Élisabeth Borne à Matignon et Pap Ndiaye à l'Éducation, difficile d'imaginer celui qui a côtoyé Marine Le Pen et Éric Zemmour intégrer le dispositif gouvernemental. Mais la donne a changé avec les législatives. Le Rassemblement national est aujourd'hui le premier parti d'opposition à Emmanuel Macron. Et Robert Ménard, qui a l'avantage de parler à cet électorat, a aussi la caractéristique de ne pas être membre du RN. Cet électron libre sait que son profil peut intéresser. Une entrée au gouvernement ? La question lui a été posée sur LCI. « Je ne vais pas dire non, je dirai “oui je discute”. J'ai besoin d'améliorer les choses. Si je peux les améliorer avec les uns et les autres, je le ferai sans hésiter. » Le message est passé.