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Politique / Après le retrait du Mali / 26/09/2022

L'état-major français inquiet de la situation au Niger

Après le coup d'État intervenu au Mali – et sans doute provoqué par les mercenaires russes de la force Wagner – l'état-major de Barkhane s'est replié cet été au Niger, estimant Niamey plus sûr que Gao. Mais informé par la DGSE et la DRM d'une forte instabilité politique dans ce pays, le chef d'état-major des armées, le général Thierry Burkhard, envisage déjà la nécessité d'un nouveau redéploiement. Pour une fois, nos services étaient bien informés. Puisqu'il y a quelques jours des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Niamey avec comme slogans : « Barkhane dehors », « À bas la France », « Vive Poutine et la Russie ». Certains manifestants arboraient des drapeaux de la Russie, bien sûr fournis par le groupe paramilitaire russe Wagner. C'est toute cette instabilité chez nos alliés historiques qui a amené Emmanuel Macron à demander, lors de son récent déplacement à Alger, l'aide des services algériens, voire la possibilité pour nos soldats d'intervenir dans le sud algérien contre les forces d'Al Qaïda qui y sont retranchées. D'où la présence lors de ce déplacement du général Burkhard et de Bernard Émié, le patron de la DGSE. Des soldats français sur le sol algérien, ce serait évidemment un choc historique !

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