Agiter le spectre de la dissolution n'est pas une idée formidable >
À la fin du dîner de mercredi, actant le principe d'un texte ad hoc sur la réforme des retraites ou d'un PLFSS rectificatif voté en début d'année 2023 avec l'aide de l'article 49-3, Emmanuel Macron a expliqué à ses visiteurs qu'en cas de censure du gouvernement il dissoudrait l'Assemblée nationale « dans la minute ». Une déclaration aussitôt relayée dans les médias par Olivier Dussopt le ministre du Travail. La publicité faite à cette déclaration martiale visait, d'une part, à montrer la détermination du chef de l'État et, d'autre part, à mettre en garde les députés Les Républicains. Mais ce spectre de la dissolution peut aussi se retourner contre le Président. Surtout par un parti LR devenu plus à droite en cas d'élection à sa tête d'Éric Ciotti. Dans ce cas, le Rassemblement National escompte déjà dépasser la centaine de députés en surfant sur la litanie d'actes de violence et d'insécurité qui scande l'actualité. Au cas où Marine Le Pen se retrouverait sur le seuil de la porte de Matignon, le chef de l'État n'aurait qu'à s'en prendre qu'à lui-même… !