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Politique / Réforme des retraites (bis) / 03/10/2022

Les sensibilités différentes du patronat sur le fond

Bruno Le Maire n'a pas caché son énervement de voir le Medef « soutenir la réforme des retraites du bout des lèvres ». Si Geoffroy Roux de Bézieux a été discret pendant le temps de réflexion du gouvernement sur la méthode à choisir pour faire accepter la réforme, c'est parce que pour lui « le fond l'emporte sur la forme » et qu'il redoute que « l'enfer se cache dans les détails ». Des détails qui ont pour nom : l'emploi des seniors, les départs anticipés et la manière de prendre en compte la pénibilité, si importante pour la CFDT. Laurent Burelle, le patron de l'Afep, a cherché à rester sur la même ligne que son homologue du Medef. Mais, en privé, il était très favorable à l'idée d'un amendement au PLFSS de 2023 avec un passage en force, sans donner trop de temps à la concertation. Quant à François Asselin, qui n'est pas à un excès de zèle près après avoir réclamé le rééchelonnement de tous les PGE, il a déclaré qu'il n'y avait jamais de bon moment pour une réforme des retraites, mais qu'elle devait être menée à tout prix. Reste à voir comment se passera le temps de la concertation.

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