L'absurde nomination de l'ancien Premier ministre >
Jean Castex avait dit son intention de retourner dans ses Pyrénées pour repeindre ses volets et sa rambarde… Ses travaux domestiques attendront ! Déjà nommé à la tête du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT), pour succéder à Christophe Béchu devenu ministre de la Transition écologique, l'ancien Premier ministre s'apprête à succéder à Catherine Guillouard et devenir le futur PDG de la RATP, en attendant que les commissions parlementaires compétentes entérinent le choix d'Emmanuel Macron.
Il reste que cette nomination interroge, tant les précautions d'exercice demandées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) vont être contraignantes pour l'ancien locataire de Matignon. « Dans le cadre de ses futures fonctions, Jean Castex devra s'abstenir de toute démarche, y compris de représentation d'intérêts, auprès : des membres du gouvernement en exercice qui l'étaient également lorsqu'il était Premier ministre ainsi que des membres de son cabinet qui occupent encore des fonctions publiques » et « des services qui étaient placés sous son autorité directe lorsqu'il était Premier ministre », note la HATVP. Conséquence totalement ubuesque : le futur PDG de la Régie autonome des transports parisiens ne pourra donc pas entrer en contact avec le ministre délégué chargé des Transports Clément Beaune, puisque celui-ci était il y a peu son secrétaire d'État chargé de l'Europe ! Règle tout aussi valable avec Élisabeth Borne qui était sa ministre du Travail…