Le conflit franco-allemand se poursuit jusqu'à Pékin
Olaf Scholz est arrivé à Pékin vendredi dernier, quelques jours après la séance de clôture du 20e congrès du Parti communiste chinois. Il s'y est rendu comme un « vassal », la Chine étant le principal moteur des exportations allemandes. Et cela à un moment où l'Allemagne a besoin de doper ses échanges, en raison d'une balance commerciale déficitaire, fait inédit depuis trente ans. Mais l'attitude du chancelier allemand ne fait pas l'unanimité. Ni en Allemagne, où sa coalition a désapprouvé de le voir, en tant qu'ancien maire de Hambourg, autoriser la vente d'une participation de 25 % dans une partie du port de la ville hanséatique au groupe chinois, Cosco. Cette cession d'actif stratégique a été désapprouvée jusqu'au sein de la coalition au pouvoir à Berlin, mais Olaf Scholz lui a néanmoins donné son feu vert. Ni en Europe, où Thierry Breton a fustigé cette « naïveté » de Berlin face à l'Empire du Milieu. Quant à Emmanuel Macron, qui essaye tant bien que mal de relancer le couple franco-allemand, il avait proposé à Scholz de faire le déplacement à deux à Pékin. Refus du successeur d'Angela Merkel. De fait, le chef de l'État français, qui avait pensé se rendre en Chine fin novembre, avant ou après le G20, pourrait changer son fusil d'épaule.