Comment l'exécutif veut faire passer son texte >
Le véhicule législatif de la prochaine réforme des retraites a été acté lors d'un dîner à l'Élysée jeudi soir entre le chef de l'État et plusieurs cadres de la majorité. Étaient réunis aux agapes la Première ministre Élisabeth Borne, le maire du Havre et patron d'Horizons Édouard Philippe, le Haut-commissaire au plan François Bayrou, le ministre du Travail Olivier Dussopt, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester, le secrétaire général de Renaissance Stéphane Séjourné, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée Aurore Bergé, le président du groupe Horizons Laurent Marcangeli, le patron du groupe Modem Jean-Paul Mattéi, ainsi que François Patriat, le président des Sénateurs Renaissance et l'ancien président de l'Assemblée Richard Ferrand. Emmanuel Macron a répété sa volonté d'appliquer le programme sur lequel il a été élu. Et le plus rapidement possible. Du moins, d'ici à l'été 2023 comme il s'y est engagé en ce qui concerne les retraites.
La méthode sera donc un projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif (PLFSSR) qui arrivera à l'Assemblée début janvier. Pas de projet de loi, ni d'amendement au PLFSS initial donc. Pas besoin également de négocier le soutien de certains parlementaires Républicains. Mais une perspective particulièrement enthousiasmante pour l'entourage du Président : le PLFSSR permet au gouvernement d'utiliser le 49-3 autant que nécessaire, en abondance. Reste à assumer le côté « coup de force » alors que la réforme va entraîner des manifestations et des mobilisations syndicales.