Élections : quel effet sur les marchés ? >
Certains économistes l'affirment. Si François Hollande remporte l'élection présidentielle, les marchés financiers attaqueront certainement la France. Les marchés voudront tester le nouveau président socialiste comme un enfant aime à tester un nouveau jouet. De ce fait, les premières émissions obligataires seront sans doute compliquées, estime par exemple Xavier Grandrille, président d'Amplégest. Le problème avec François Hollande, c'est qu'il reste muet, en tout cas très discret, sur plusieurs réformes indispensables, s'accordent plusieurs analystes. Du coup, son objectif revendiqué de réduction du déficit public (0 % du PIB en 2017) manque de crédibilité, ajoute Gilles Moec, économiste de la Deutsche Bank. Cependant, même en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, la France devra faire face à la méfiance des marchés. En effet, l'Hexagone connaît une situation où la rigueur budgétaire et l'austérité obèrent la croissance. Or celle-ci s'avère indispensable pour réduire substantiellement la dette. La rumeur d'une nouvelle dégradation de la note de crédit de la France, à l'initiative d'une des grandes agences de notation, s'est d'ailleurs propagée la semaine dernière par le biais d'un document de Citigroup.