PARACHUTES DORÉS : « IL FAUT ENCADRER SÉRIEUSEMENT CES DISPOSITIFS » >
« Le comportement irresponsable de quelques-uns conduit le législateur à durcir le cadre fiscal des parachutes dorés, quelles que soient leurs formes (bonus, attributions d'actions ou de stock-options, etc.). Ce qui pénalise l'ensemble des cadres dirigeants ou des collaborateurs », déplore Jérôme Laurre, associé gérant chez Degroof Petercam Finance. La fiscalité des stock-options s'est durcie depuis 2008, conduisant à leur quasi-disparition. Or ce mode d'intéressement au capital aligne les intérêts des actionnaires et des managers. Le besoin de légiférer s'explique par un constat accablant, poursuit Jérôme Laurre. « De Philippe Jaffré en 1999 à Michel Combes ou Bruno Lafont en 2015 en passant par Antoine Zacharias en 2006, la réputation de la place de Paris est ternie par des comportements individuels perçus comme une volonté d'enrichissement sans risque après un départ de l'entreprise. » L'urgence serait de définir des règles précises, avec des conditions de performance fondées sur la création de valeur. Ces règles doivent être les mêmes pour tous, cadres dirigeants ou non, et personne ne peut être en mesure de modifier son contrat une fois en poste dans l'entreprise ou, encore plus injustifiable, une fois son départ acté, conclut Jérôme Laurre.