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Coulisse de la semaine / 22/01/2018

KKR : comment le fonds compte élargir son dispositif en France

La récente déclaration d'amour pour la France du patron de KKR Europe, Johannes Huth, qui a quitté Londres pour Paris, et le projet de lancement en 2018 d'un nouveau fonds européen de 5 milliards d'euros augurent de marquantes opérations. Les équipes Europe de KKR en private equity - 40 personnes actuellement - devraient s'étoffer en 2018, passant d'une douzaine à une quinzaine pour l'activité infrastructures qui, en quatre ans, a bondi de 200 millions d'euros sous gestion à 10 milliards. Un troisième fonds Infra devrait être levé au printemps, en visant deux ou trois transactions par an en Europe. Vincent Policard, partner sur ce pôle, insiste sur l'approche private equity de KKR : contacts suivis, en amont, avec les dirigeants, sortie parfois rapide (quatre ans pour Coriance après avoir doublé la taille de l'entreprise). Dans les Infra, le pôle énergie (Renvico) devrait continuer à représenter une bonne moitié des engagements, les télécoms (Telxius) et les transports (European Locomotive Leasing, Q-Park) se partageant le restant. Plusieurs dossiers hexagonaux seront suivis de près, tels ceux de Saur, d'Ermewa (Sncf) ou d'Idex. Et KKR s'interroge sur des investissements dans l'aéroportuaire.

Concernant la Tech, après le Brexit, le géant américain du private equity a mis la France en tête de ses priorités, puis l'Allemagne et, ponctuellement, l'Europe du Nord. Entretemps, un nouveau fonds dédié serait bientôt levé. Jean-Pierre C. Saad, managing director à Londres, passe désormais du temps à scruter des pépites de la French Tech, dans la foulée de l'opération avec le spécialiste du cloud OVH (forte relation avec le fondateur, playbook industriel...). Après avoir investi ces dernières années dans la Tech hexagonale - 700 millions d'euros en quatre opérations - , KKR veut accélérer. Pariant sur un changement d'écosystème et la capacité d'attirer des talents qui pourront rayonner depuis la France.