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Coulisse de la semaine / 16/04/2018

Edeis : comment il veut devenir numéro 2 de l'aéroportuaire

Le nouveau venu du ciel français entend participer au boom aéroportuaire prévu en 2018. Après avoir mis dans son escarcelle l'aérodrome d'Aix-Les Milles (son vingtième aéroport en délégation de service public), le numéro 3 français du secteur, qui a repris fin 2016 les activités de SNC-Lavalin en France, vise plusieurs appels d'offres : Perpignan, Carcassonne, Angers ou encore la Polynésie. Le groupe se voit déjà monter à la deuxième place si Vinci devait gagner Groupe ADP, sans parler d'autres possibles évolutions capitalistiques, comme à l'aéroport de Toulouse, qui pourraient l'intéresser.


Son PDG, Jean-Luc Schnoebelen, veut bâtir un modèle d'exploitation, diminuant le coût pour la collectivité et proposant de nouveaux services adaptés aux besoins de la clientèle à l'horizon 2030. Des lignes locales ferroviaires pourraient demain disparaître, ce qui profitera aux avions-taxis et à l'aérien low cost. Une gestion différente des aéroports régionaux s'imposera à partir d'une valorisation de l'immobilier et de la création de centres de vie et d'activité, comme pour celui de Nîmes, qu'il opère avec des partenaires du patrimoine local en circuit court. Edeis explore aussi d'autres secteurs en apportant des solutions innovantes : trains touristiques, comme celui, électrique, de La Mure (Isère), gestion de parking privé (Ivry-sur-Seine)…


Parallèlement, le groupe, issu d'un partenariat entre Impact Holding et le fonds Ciclad, veut dynamiser sa branche ingénierie (50 % de son activité totale) afin qu'elle recouvre la profitabilité. Loin de la course à la taille, il estime que les niches et les expertises font la différence : immeubles sains, approche 3D (deux brevets majeurs déposés), quelques contrats emblématiques (Quai d'Orsay, nouveau Camp des Loges du PSG). Edeis, qui compte un peu plus de 1000 salariés, conserve des activités à 90 % françaises, renvoyant à un deuxième temps son développement à l'international.