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Coulisse de la semaine / 04/06/2018

Banque Palatine : comment elle veut conquérir les patrons d'ETI

Deux-cent-trente-huit ans après la fondation de la banque Vernes, l'ex-Sanpaolo devenue Banque Palatine n'a pas dit son dernier mot. La filiale du Groupe BPCE s'offre même un bain de jouvence via un sondage sur sa notoriété auprès des dirigeants d'ETI : le score de 41 % bondit de 15 % en deux ans. La performance est d'autant plus remarquée qu'avec un produit net bancaire de 319,2 millions d'euros en 2017 (+ 0,33 %) elle concurrence des ténors comme les filiales françaises de Barclays ou HSBC aux revenus plus élevés. De quoi conforter les ambitions de son DG, Pierre-Yves Dréan, sur cette cible de sociétés dégageant de 15 à 500 millions de chiffre d'affaires annuel : son établissement y revendique plus de 2 280 clients, (35 % de plus qu'en 2013), soit plus de 12 % de parts de marché.
 

Pour attirer ces patrons dont la moitié des entreprises aura changé de mains d'ici à dix ans, la Banque Palatine met en avant nombre d'atouts, aussi bien pour leurs opérations patri-moniales que pour celles de haut de bilan ou d'exploitation. En premier lieu, une structure légère de 1200 salariés mobiles, dégagés de contraintes administratives grâce à la numérisation de ces dernières, focalisés sur le conseil, notamment autour des défis de la transmission/cession d'entreprises. Ensuite, alors que leurs sources de financement se diversifient, l'établissement dispose de sa propre salle de marchés pour structurer leurs levées de fonds. Cette ingénierie financière vient de s'illustrer par une émission obligataire dite « Mikado » et profite de l'engouement pour les Euro Private Placements, alternative aux emprunts bancaires pour les sociétés non cotées. Enfin, la Banque Palatine s'appuiera sur le réseau de sa maison mère pour accompagner les ETI à l'international, et, afin d'accroître leur visibilité, les associera aux projets de sa fondation des ETI, dans l'optique de développer la culture entrepreneuriale en France en partenariat avec le METI d'Yvon Gattaz.