CE SONDAGE QUI FAIT BEAUCOUP PARLER… ET QUI JETTE LE TROUBLE À LR
L'état-major des Républicains a affûté son discours. Officiellement : sans commentaires. Mais le sondage Ipsos publié mercredi 24 octobre dernier a bien été une onde de choc pour de nombreux ténors. En cause : les résultats qui montrent que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes voit sa cote de popularité baisser chez les sympathisants de son propre parti ; il est même désormais dépassé par… Marion Maréchal ! En off, la situation embarrasse. « Jusqu'où va-t-on aller ? » confie à La Lettre, surpris, cet ancien ministre, membre du bureau politique du parti. Beaucoup s'interrogent : à quelques mois des élections européennes, et alors que Laurent Wauquiez n'a toujours pas choisi de tête de liste, quelle stratégie adopter ? « C'est sûr que ce sondage met à mal la stratégie « de droite » contre le Rassemblement national de Marine Le Pen. Tout va dépendre de la personnalité qui conduira la liste aux européennes : « Si c'est une personne à l'image centriste comme Leonetti, c'est sûr qu'on va s'écrouler. Il faut incarner une ligne de droite », confie ce député, connu pour suivre la ligne Wauquiez. Beaucoup de responsables LR partagent cette analyse : l'aile « modérée » des adhérents du parti ayant définitivement tourné le dos à la formation politique, inutile, donc, de tenter de les récupérer en poussant la candidature d'un Jean Leonetti, doté d'une image de centriste proeuropéen. Mais encore faut-il avoir d'autres noms au casting. Car pour le moment, LR – comme tous les grands partis d'opposition au chef de l'Etat – n'a toujours pas désigné de leader pour la consultation européenne du 26 mai 2019. D'où les doutes des ténors républicains, qui ne peuvent se permettre de passer sous la barre des 15 % lors de ces élections. Or ce sondage rebat toutes les cartes et pose question : Laurent Wauquiez va-t-il changer de stratégie, ou continuera-t-il sur sa ligne de droite traditionnelle ? Aux Républicains, comme souvent, rien ne semble avoir été décidé.