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TERRITOIRES / 10/02/2020

PIERRE CHARON FLINGUE DATI, MACRON… ET MARTINON

Candidat sur la liste du maire sortant, Philippe Goujon, dans le 15e arrondissement de Paris, confrontée à celle menée par Agnès Evren, désignée par Rachida Dati et investie par Les Républicains, le sénateur LR de Paris Pierre Charon n'est pas ébahi par les scores des sondages supposés favorables à l'ancienne ministre de la Justice. « À 22 %, on n'est pas loin de la moitié des 35 % au premier tour de Nathalie Kosciusko-Morizet en 2014 ! » L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée est aussi consterné par le manque d'autorité d'Emmanuel Macron face à Cédric Villani et « à sa conférence de presse donnée sur le trottoir de l'Élysée ! ». « On a connu ça avec Martinon ! », rappelait-il ces jours-ci en privé au Sénat. Aux élections municipales de 2008, à Neuilly-sur-Seine, la candidature du porte-parole de l'Élysée, désigné tête de liste dans son fief par le chef de l'État, mais confrontée à celle de Jean Sarkozy, s'essouffle. « Sarko me demande de le “débrancher”. Le lundi, un sondage », dit-il, mimant un coup de téléphone. « Le mardi, le voilà parti ! » Et d'ajouter, sourire aux lèvres : « T'as voulu voir Neuilly… tu as vu Kaboul !» Allusion au poste actuel de l'intéressé, aujourd'hui ambassadeur en Afghanistan « avec les pue-la-sueur, au sous-sol ! ». Mais avec, aussi, l'un des postes diplomatiques les plus difficiles, prestigieux et stratégiques de la République.
Cette semaine, dans la rubrique TERRITOIRES