Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Politique / 21/09/2020

Face aux égo, beaucoup voient la solution Hidalgo

« Ne pas brûler les étapes », jurait la maire de Paris dans un entretien donné auPointqui a beaucoup fait parler. Entre les lignes, l'édile de la capitale dit réfléchir à 2022. Certains de ses soutiens ont d'ailleurs relayé cet article : sur les réseaux sociaux par exemple, l'enthousiasme d'Audrey Pulvarn'est pas anodin. Hypothèse crédible ou ballon d'essai ? À gauche, les avis sont tranchés. «Olivier Fauren'existe pas », tacle un parlementaire PS qui ajoute « qu'Anne Hidalgo, bien qu'elle clive parfois beaucoup, n'est pas une défaitiste ». Certains conseillers fidèles sont en tout cas très attentifs : aux premiers signaux, ils « seront prêts » à démarrer. Encore faut-il que l'espace politique existe. « La gauche n'est quasiment plus représentée » explique ce député de gauche de premier plan. «Jean-Luc Mélenchonse débat avec son propre parti, les écolos ont plusieurs lignes et ne sont d'accord sur rien, au moment où Hidalgo a rassemblé, des verts au PCF, pour s'assurer la victoire. Avouez qu'on ne voit pas ça tous les jours !» La peur, pour plusieurs personnes interrogées, c'est que les clivages et la personnalité même d'Anne Hidalgo ait du mal à passer sur le plan national. « La France rurale s'en fout du plan vélo ou de la ville du quart d'heure, mais veut des réponses sur son pouvoir d'achat ou le désenclavement », analyse un habitué du Château qui, s'il ne juge pas pour le moment l'option crédible, se refuse à « se fermer des portes » quant aux potentiels candidats sur la ligne de départ. « Et puis si elle part, c'est avec le PS derrière elle et sans dissidence », ajoute une députée socialiste. En attendant, chacun pose ses pions…
Cette semaine, dans la rubrique Politique