Politique /
21/09/2020
Dernière semaine avant le vote dimanche >
C'est une élection plus stratégique qu'il n'y paraît qui aura lieu dimanche. Le Sénat renouvelé de moitié tous les trois ans, 178 sièges sont donc à pourvoir pour une durée de six ans. Au total, 63 départements sont concernés par ce renouvellement qui se fait par suffrage universel indirect. Au-delà des conditions, les enjeux du scrutin ne sont pas anodins. D'abord, la majorité sénatoriale (droite et centre) devrait être confortée (même BrunoRetailleau, patron des sénateurs LR, dont le siège est renouvelable), même si quelques sièges sont susceptibles d'être perdus, notamment en Gironde où la situation s'avère compliquée ou dans le Rhône (notamment à cause de dissidences à droite). La question est par ailleurs de savoir si EELV, fort de bons résultats aux élections municipales, va transformer l'essai dimanche et former un groupe indépendant (les sénateurs EELV sont actuellement rattachés au groupe communiste ou au RDSE). Les socialistes, eux, moins menacés, souhaitent continuer à conserver leur place de second groupe à la Chambre haute. Enfin, troisième point de tension : les centristes, chez qui une recomposition pourrait se faire jour. Quatre groupes existent actuellement (il faut dix sénateurs pour faire un groupe) ; il pourrait en exister davantage ou, justement, moins, en fonction des résultats de dimanche. Des créations ou suppressions de groupe qui viendraient déstabiliser l'équilibre du Sénat. Enfin, LREM pourrait perdre des sièges, et le RN, lui, tentera d'avoir deux sénateurs, dont le sortant Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône.
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