Comment François Rollet a remis Lapeyre sur les rails >
Il y a un peu plus d'un an (septembre 2019), Saint-Gobain a annoncé sa décision de vendre Lapeyre dans le cadre de sa stratégie de recentrage vers des activités B to B, qui sont au cœur de son business. Encore fallait-il rendre l'entreprise présentable pour des acheteurs financiers ou industriels, alors que Lapeyre n'a cessé d'être en décroissance au cours des quinze dernières années.
Ce travail visant à rendre la mariée « la plus belle possible » a été le fait de François Rollet, DG de Lapeyre depuis 2016 puis PDG depuis 2019, après avoir été directeur général de l'enseigne K par K, de 2007 à 2015. Ce spécialiste des missions difficiles a d'abord mené, avec sa directrice générale, Marine Charles, un très gros travail de changement d'image, qui a accompagné un renouvellement du catalogue de produits. Pas moins de 70 % des références proposées aux consommateurs ont été modifiées au cours des trois dernières années. Parallèlement, Lapeyre rénovait son infrastructure informatique, tout en modernisant de nombreux magasins. Grâce à cette stratégie d'investissement et de rénovation, Lapeyre a réduit ses pertes de plusieurs dizaines de millions d'euros et cette réduction se poursuit encore, en 2020, en dépit des confinements liés à la pandémie de la Covid-19. Ce redressement spectaculaire a attiré trois acheteurs, après un mandat de vente confié à BNP Paribas : le fonds Verdoso Capital, le groupe privé algérien Cevital et le fonds allemand Mutares. C'est ce dernier qui a été retenu, moyennant un prix négatif de 243 millions d'euros et qui récoltera, in fine, les fruits du travail de François Rollet et de son équipe.