Les salariés de General Electric vont porter plainte contre l'État >
Après un sixième entretien, intervenu il y a quelques jours avec la direction du groupe américain et des représentants du ministère de l'Économie, et au bout d'un an de discussions, l'intersyndicale de General Electric à Belfort annonce envisager sérieusement de porter plainte contre l'État français. Une première plainte avait été déposée avant d'être retirée. Elle consistait à dire que les accords signés en 2014, en échange du rachat de la branche énergie d'Alstom par General Electric, n'ont pas été respectés par le groupe américain puisque le groupe s'était engagé à créer notamment 1 000 emplois en France. Or six ans plus tard, General Electric a fait fondre les effectifs du groupe. À Belfort et Bourogne, un plan social a supprimé 485 emplois au cours de l'année 2020.
Cette plainte avait été retirée en octobre 2019, car General Electric avait pris d'autres engagements : créer 200 emplois sur le site de Belfort et de Bourogne d'ici à 2022 et repositionner Belfort comme centre d'excellence. Or aucune de ces promesses n'a été tenue. De fait, les représentants de la CFE-CGG viennent, de nouveau, de confier le dossier à leur cabinet d'avocats pour faire valoir les droits de salariés devant les tribunaux de la République française. Leur plainte, qui n'est pas encore totalement formulée, visera l'État français plutôt que le groupe américain. l