Début de l'examen à l'Assemblée nationale
Faire avancer les réformes, malgré le contexte sanitaire. Difficile période pour le président de la République. C'est à partir d'aujourd'hui, en commission (officiellement « Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi confortant le respect des principes de la République ») qu'est examiné le projet de loi contre le séparatisme islamiste, qui a tant fait parler l'année dernière. « Il faut absolument des débats constructifs et sereins », explique un poids lourd de la majorité parlementaire, qui ajoute que « dans le contexte, il ne faut pas ajouter de l'huile sur le feu. On gagnera tous à être respectueux ». Même son de cloche dans les oppositions, gauche comme droite, qui souhaitent « un dialogue construit sur ce sujet si important » ou « des débats de fond avec des arguments ». Ce texte, même s'il a été l'occasion pour la défenseure des Droits de pointer ce week-end un « risque d'atteinte aux libertés », a été présenté à la suite de l'assassinat de Samuel Paty et doit lutter contre l'islam radical. Une occasion pour le chef de l'État d'agir contre ce fléau et de tenter de trouver des solutions après le choc du meurtre de l'enseignant. C'est encore un membre de cette commission qui résume l'ambiance générale que porte ce texte : « Nous devons être dignes des enjeux. Pas de place pour la petite politique. »