Le portefeuille côté de l'APE a reculé de 5 % en 2020 >
La totalité des participations publiques cotées en Bourse représentent un actif de 70,6 milliards d'euros. Et l'an passé, malgré la crise boursière du premier semestre liée à la pandémie, cette valeur ne s'est dépréciée que de 5 % alors que l'indice CAC 40 a perdu 7,3 % au cours de ce millésime.
C'est la participation dans Air France qui a perdu le plus de valeur (-48 %). Ce qui n'est guère surprenant compte tenu de l'arrêt de plus de 80 % du trafic aérien autour de la planète. La compagnie va nécessiter (lire ci-dessus) un très gros soutien de l'État en 2021. Mais le problème, c'est que la reprise des vols s'avère beaucoup plus lente que ce qui avait été anticipé. ADP, qui exploite les trois aéroports parisiens et de nombreux aéroports dans le monde, a vu son titre chuter de près de 40 %. La société est naturellement très dépendante du trafic aérien. Elle a mis en place à la fin de l'année 2020 un accord de compétitivité signé par ses organisations syndicales qui va lui permettre de réduire une partie de ses frais fixes et de s'adapter ainsi à une situation qui pourrait durer.
En fait, il n'y a que deux participations qui se sont appréciées l'an passé. D'une part La Française des Jeux dont le titre a progressé de 57 % en 2020. Mais il s'agit d'un petit actif pour l'APE, dont la valeur ne représente que 1,5 milliard d'euros. D'autre part EDF, dont l'action a rebondi de 30 %, portée notamment par les spéculations sur la mise en œuvre du projet Hercule. Un projet soumis à l'accord de Bruxelles.