Rachel Picard se voyait déjà à la tête de la Cie des Alpes >
C'est officiel depuis un mois : Dominique Marcel, qui fut directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin et qui a trouvé refuge à la Caisse des dépôts en 2002, puis en son sein à la Cie des Alpes à partir de 2008, est en partie sur le départ. En partie seulement, car âgé de 65 ans depuis le mois d'octobre dernier, il lui faut céder la place. Mais compte tenu du rôle qu'il a joué dans la transformation de cette société, le conseil d'administration de la Cie des Alpes souhaite qu'il demeure président non exécutif. Un processus de recrutement a donc été lancé pour trouver un directeur général qui deviendrait le dirigeant principal à compter de l'assemblée générale de mars prochain.
Ce poste aurait pu bien revenir à une femme. Il s'agirait de Rachel Picard, 54 ans, qui fut directrice générale de Voyages SNCF de 2014 à 2020. Elle espérait bien succéder à Guillaume Pépy avec le soutien de ce dernier. Mais le gouvernement en a décidé autrement. Le même Guillaume Pépy s'activerait donc avec son compère David Azéma, patron de Perella Weinberg Partners France et ancien patron de l'APE, pour la faire nommer à la tête de la Cie des Alpes où le salaire est plafonné à 450 000 euros. Le problème est que Rachel Picard voudrait garder sa rémunération de présidente non exécutive de Criteo. Ce qui est peu conforme aux règles de gouvernance de la Caisse des dépôts. Elle devrait donc chercher un nouvel emploi.