Les bonnes affaires de Messier Maris >
Sans cette guérilla juridique, la banque italienne Mediobanca, devenue actionnaire de Messier Maris il y a près de deux ans, n'aurait pas à regretter son investissement. Puisque Messier Maris n'a jamais été aussi présente sur la plupart des gros dossiers qui ont agité la place de Paris.
Il y a eu bien sûr la présence de la banque dans les préparatifs de la fusion entre Fiat Chrysler et Peugeot SA. Cette opération a été très largement organisée par Erik Maris, proche conseiller de Carlos Tavares. De fait, face à un Renault très mal en point, Peugeot, qui souffre naturellement de la crise, comme tout le secteur automobile, peut mobiliser ses collaborateurs autour de ce projet de fusion qui doit déboucher sur un grand constructeur européen de véhicules électriques.
La banque a également participé à de nombreux dossiers de private equity, soit en conseil des sociétés cibles, soit en conseil d'investisseurs. Et si la crise du coronavirus a ralenti les opérations de fusion et acquisition, Messier Maris a créé la surprise en signant le rachat par Total d'actifs électriques en Espagne appartenant au portugais EDP. Cette fois-ci, selon les informations de WanSquare, c'est Jean-Marie Messier lui-même qui a conseillé directement Patrick Pouyanné.
Mais le gros dossier de la banque actuellement, c'est son rôle de conseil dans le projet de rapprochement entre Veolia et Suez. Une opération à laquelle Jean-Marie Messier et Antoine Frérot réfléchissent depuis mars 2020 et qui va encore prendre beaucoup de temps au gré des procédures judiciaires intentées par les deux parties.