Une activité soutenue et un coût du risque élevé en 2020 >
C'est un résultat net part du groupe de 1,61 milliard d'euros qu'a enregistré le groupe BPCE l'an passé, affichant de fait un recul de 47 % par rapport à son profit de 2019. Cette chute du bénéfice s'explique essentiellement par la politique de provisionnement du groupe bancaire dans une conjoncture qui tire à la hausse le coût du risque. Celui-ci s'est élevé l'an passé à 3 milliards d'euros intégrant environ 45 % de provision pour risques futurs.
BPCE a donc profité d'une activité soutenue l'an passé et d'un produit net bancaire en repli de seulement 4,5 % pour optimiser ses provisions et pouvoir ainsi faire face à un environnement économique qui reste incertain. Le résultat brut d'exploitation de BPCE, qui est son marqueur de rentabilité avant le coût du risque, a baissé de près de 10 % à 5,9 milliards d'euros. Mais au quatrième trimestre il a déjà commencé à rebondir de 15,8 %.
La force du réseau du groupe BPCE s'est encore traduite par une hausse des revenus de l'activité banque de proximité et assurances à hauteur de 2,6 % et par une croissance du résultat brut d'exploitation de 6,7 %, grâce à un très bon niveau d'activité commerciale et un strict contrôle des coûts. Pour preuve : l'encours de crédits a augmenté de 11 % sur un an. Enfin, la perle du groupe reste son activité de gestion d'actifs et de fortune avec 1 135 milliards d'euros d'actifs sous gestion à fin décembre 2020. Ce créneau sera sans doute l'un des vecteurs de croissance du futur Natixis pleinement intégré à BPCE.