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Politique / Loi Climat et résilience / 08/03/2021

Débat à haut risque

La discussion des 69 articles du projet de loi visant à lutter contre le dérèglement climatique, dernier « grand texte » du quinquennat, démarre ce 8 mars en commission spéciale à l'Assemblée. Certes, une part des 4 591 amendements déposés seront déclarés irrecevables. Mais « ça va être tendu » au sein de la commission spéciale, prévoit un député LREM. Car « à la différence de la loi Séparatisme, qui ne contenait que deux sujets conflictuels, cette fois il y en a dix ou quinze ». « Les oppositions vont se coaliser », et « la gestion de la majorité sera complexe », dit-on encore. Face à des « pointures » comme Delphine Batho ou Matthieu Orphelin et des élus LR de plus en plus soucieux d'écologie, les responsables désignés feront-ils le poids ?

La présidente de la commission spéciale, Laurence Maillart-Méhaignerie, députée LREM de la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine, « n'a pas la stature qu'aurait eue Roland Lescure », regrette-t-on au groupe LREM. Tandis que, sur des sujets « complexes et techniques », le rapporteur général Jean-René Cazeneuve, dont le choix par le patron des députés LREM Christophe Castaner a surpris –« y compris l'intéressé », dit une mauvaise langue – « il s'y connaît plus en finances locales qu'en environnement ». Tous les observateurs, en tout cas, sont formels : les débats seront agités et la majorité parlementaire doit être prête à recevoir les coups.

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