Pourquoi les activistes de Suez sont opposés à l'offre de Veolia >
Veolia entreprend des discussions avec la Commission européenne et ses services de la concurrence afin d'envisager l'utilisation de ses droits de vote lors de la prochaine assemblée de Suez. Initialement, le groupe comptait sur quelques actionnaires activistes. Le fonds CIAM a indiqué à plusieurs reprises – sans y parvenir – qu'il allait coaliser 5 % du capital de Suez afin de convoquer une assemblée générale et démettre les dirigeants. Colette Neuville idem. Sept mois après le début de cette bataille boursière, les actionnaires historiques de Suez semblent peu pressés de marquer leur enthousiasme pour l'offre publique d'achat de Veolia à 18 euros. D'abord, ils viennent de voir deux des plus grands fonds d'investissement déposer un projet de contre-offre sur la base de 20 euros. Ce qui crante une nouvelle valeur du groupe qu'on le veuille ou non. Et, par ailleurs, les dirigeants de Suez ont eux-mêmes fixé à 22,50 euros le vrai prix des actions du groupe, soit 50 % de plus que le prix initial proposé par Veolia le 30 août dernier.
Le fonds Amber, actionnaire activiste qui détient 2 à 3 % du capital de Suez ne communique pas sur le sujet, mais il laisse entendre qu'à 18 euros, il n'est pas vendeur. Un autre fonds activiste est régulièrement monté au capital de Suez depuis octobre dernier. Il s'agit de Davidson Kempner, qui détient maintenant plus de 3 % du capital et qui a récemment déclaré à l'AMF vouloir continuer ses achats et ne pas être disposé à apporter ses titres à l'offre actuelle de Veolia.