La lettre de Macron contestée
La critique, développée par Stéphane Le Rudulier, élu LR des Bouches-du-Rhône, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat la semaine dernière, de l'usage « électoraliste » fait par le président de la République du fichier administratif des Français établis hors de France, auxquels il a adressé une lettre ce 9 avril – alors que la date limite des inscriptions sur les listes électorales, pour les élections consulaires prévues en mai, est fixée au 23 avril –, aboutira-t-elle… à les faire annuler ? Certes, « ce sera au juge de l'élection, le conseil d'État, de déterminer si vos agissements ont altéré la sincérité du scrutin », a déjà averti Stéphane Le Rudulier, à l'adresse de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État en charge des Français de l'étranger, qui lui donnait la réplique. Mais tout de même… « Le conseil d'État ira-t-il jusqu'à censurer le président de la République ? », s'interrogeait dubitatif, Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine, à l'issue de la séance.