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Business / Industrie financière / 19/04/2021

Le SPAC de Jean-Pierre Mustier intéressé par la gestion d'actifs

Crédit Suisse a été ébranlé coup sur coup, ces dernières semaines, par la chute de la société britannique de services financiers Greensill Capital, et par celle d'Archegos Capital, avec, à la clé, une perte de 4 milliards d'euros. De là sont nées des rumeurs de cession de l'activité gestion d'actifs de la banque helvète. D'autant que le groupe mène actuellement une revue stratégique de ses différentes activités avant de réaliser éventuellement quelques cessions.

L'odeur du sang a attiré BlackRock, qui s'est aussitôt dit intéressé par cette branche de gestion d'actifs, d'autant plus qu'elle a été séparée de l'activité de gestion de fortune internationale. Idem pour l'allemand DWS et même la banque américaine State Street. Mais celui qui semble le plus accroché par une telle acquisition, c'est Jean-Pierre Mustier, qui a créé récemment le SPAC Pegasus Europe avec Tikehau Capital et le groupe de Bernard Arnault. Cette société dite « chèque en blanc » doit être introduite à la Bourse d'Amsterdam autour de la fin avril.

Selon nos informations, si elle est mise en vente, l'activité de gestion d'actifs de Crédit Suisse pourrait valoir 4 milliards d'euros (à comparer aux 825 millions d'euros payés par Amundi pour acquérir Lyxor). Si elle intervient, une telle transaction pourrait avoir lieu fin mai, lorsqu'Antonio Horta-Osório, ancien patron de Lloyds aura pris ses fonctions à la présidence de la banque.

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