Comment Tidjane Thiam organise l'avenir de sa SPAC >
L'ancien patron de Crédit Suisse, parti il y a un an de la banque helvète avec un joli chèque – alors que celle-ci est déjà retournée dans le rouge – a introduit en Bourse une SPAC qu'il a créée en début d'année, avec notamment le soutien minoritaire de quelques grandes familles européennes dont les Pinault et Pimco. Ce qui lui a permis de lever en un quart d'heure 345 millions d'euros. Toute la question est maintenant de savoir comment il va investir ce « chèque en blanc ». Il y travaille avec son directeur général, Adam Gishen, un orfèvre de la finance qui a travaillé chez Nomura et Lehman, avant de rejoindre le cabinet de conseil indépendant Ondra puis le Crédit Suisse. Freedom Acquisition vise donc à investir dans les services financiers et, notamment : dans le secteur de la fintech au sein de quatre verticales ; dans l'assurance classique, à la manière de la fintech Lemonade, qui vaut désormais 6 milliards de dollars ; ou dans les technologies de la santé, en particulier la télésanté ou les soins virtuels, que la pandémie a promus.
Les deux autres verticales sur lesquelles Freedom Acquisition se penche sont dans le secteur bancaire, avec les néobanques et le secteur des paiements, probablement le plus compétitif. Il reste encore de la place pour Freedom Acquisition, dans la mesure où il y a quelques entreprises intéressantes qui se construisent en Asie pour des populations jeunes et férues de technologie, de même qu'au Brésil et au Mexique.