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Politique / Insoumis / 03/05/2021

Les parrainages en tête de niche (et d'agenda)

Quelle sera la première des neuf propositions de loi inscrites à l'ordre du jour par les députés La France insoumise à être débattue – sans espoir d'être adoptée – ce 6 mai à l'Assemblée nationale ? Jusqu'alors, c'était celle défendue par Bastien Lachaud (VIe circonscription de Seine-Saint-Denis), visant à mieux reconnaître les blessés psychiques de guerre. Mais les collègues de Jean-Luc Mélenchon envisagent et décideront aujourd'hui 3 mai –de discuter d'abord de sa proposition de loi organique qui crée, en alternative aux 500 signatures d'élus aujourd'hui exigées de tout candidat à l'élection présidentielle, un parrainage par 150 000 citoyens d'au moins trente départements. Faut-il y voir le signe d'une réelle inquiétude, chez LFI, face au cap des 500 soutiens à atteindre ? Opportunisme d'agenda, plutôt. Les autres propositions de lois –dont deux au mieux seront discutées – prétendent créer un RSA pour les 18-25 ans (défendu par François Ruffin, Ire circonscription de la Somme), limiter l'impact négatif de la publicité (Sabine Rubin, IXe de Seine-Saint-Denis), garantir l'emploi par l'État employeur (Danièle Obono, XVIIe de Paris), taxer les profiteurs de la crise (par la vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale et députée du Val-de-Marne Mathilde Panot), adopter la proportionnelle intégrale aux législatives ( Jean-Luc Mélenchon), créer un domaine public commun (Michel Larive, IIe de l'Ariège) ou interdire les fermes-usines (Bénédicte Taurine, Ire de l'Ariège).

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