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Business / Électronique civile / 03/05/2021

Pourquoi Thales a mis en vente sa signalisation ferroviaire

C'est un fait. Thales a annoncé mettre en vente son activité de signalisation ferroviaire, dans le cadre d'un accord potentiel de 1,5 milliard d'euros ou plus (soit 1,8 milliard de dollars). Cette annonce intervient alors que le groupe français de défense et d'aérospatiale cherche à rationaliser ses opérations.

Thales, qui est partiellement détenu par l'État français aux côtés des Dassault, fabrique des équipements allant des dispositifs anti-brouillage pour avions de combat aux balises de navigation des avions de ligne, et les investisseurs ont souvent remis en question la diversité de son portefeuille d'actifs. Le produit de la cession aiderait à renforcer les finances de Thales, après que la crise de la Covid-19 ait nui aux ventes et aux bénéfices l'année dernière.

Thales a enrôlé Lazard pour travailler sur cette cession et devrait envoyer, prochainement, des éléments d'informations aux acheteurs potentiels, notamment Alstom, Hitachi Rail, Stadler Rail, la CAF espagnole et des groupes de capital-investissement. Il est, en revanche, peu probable que Siemens soumette une offre pour cette activité en raison de problèmes antitrust probables auxquels le groupe serait confronté. Alstom, qui a finalisé plus tôt cette année l'acquisition de l'activité ferroviaire de Bombardier, pourrait faire face à des problèmes similaires.

L'activité signalisation se situe au sein de la division transport de Thales, qui fournit également des systèmes de perception tarifaire et des solutions de cybersécurité pour les infrastructures ferroviaires. L'année dernière, l'unité de signalisation a vu ses prises de commandes diminuer de 6 % à 1,6 milliard d'euros, les clients ayant retardé les projets ferroviaires en raison de la faible demande pendant la pandémie. Sa marge opérationnelle s'est améliorée à 5,3 % grâce à la réduction des coûts, mais n'a toujours pas atteint l'objectif de 8 %.

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