Un actif de 140 milliards d'euros >
Afin de racheter les 2 189 actions Financière Agache encore en circulation et cotées sur le compartiment des valeurs radiées de la Bourse de Paris, Bernard Arnault y met le prix : pas moins de 44 000 euros par titre. Un prix qui fait ressortir des primes de 24,5 % et de 3,3 % sur l'actif net réévalué de Financière Agache calculé sur la base des moyennes de cours un mois respectivement de Christian Dior et de LVMH. Le prix de l'offre a été déterminé sans tenir compte d'aucune décote de holding ou d'illiquidité, à un moment où les cours de Christian Dior et de LVMH sont au plus haut.
Si Bernard Arnault parvient à racheter tous ces titres – dont certains sont peut-être perdus à la suite de successions –, il en coûtera à son groupe un peu moins de 100 millions d'euros.
Après cela il ne restera plus qu'une opération importante que beaucoup de boursiers et d'investisseurs attendent : une offre publique de retrait sur la société Christian Dior qui possède environ 41 % de LVMH et dont la capitalisation boursière est légèrement supérieure à celle d'Hermès. Il ne reste que 2,5 % d'actions en circulation. Dans ces conditions un retrait de ces titres coûterait environ 3 milliards. Surtout si les titres LVMH continuent à battre des records. Une fois cette dernière opération réalisée, la société Agache (ex-Groupe Arnault) serait actionnaire direct de LVMH. Ce qui serait une très belle opération d'ingénierie financière, mais aussi patrimoniale. Qui préservera le nom historique d'Agache.