Engie voit les candidatures se multiplier pour le rachat de Bright >
C'est le grand chantier que mène Catherine MacGregor depuis son arrivée chez Engie. Il s'agit de la constitution de Bright. Pour l'heure on en est encore aux tout derniers préparatifs et aux opérations de détourage des sociétés destinées à être réunies sous cette enseigne Bright. C'est notamment l'avocat Antoine Gosset-Grainville et son cabinet BDGS qui s'occupe de toute cette partie.
Ensuite, il y a un volet social très important dans la mesure où ce projet concerne 74 000 salariés, dont 27 000 en France. Or d'ores et déjà, le Comité social et économique central d'Engie Ineo a rendu un avis négatif sur le projet de réorganisation du géant français de l'énergie. Les syndicalistes crient à la vente à l'encan dans le seul but d'enrichir les actionnaires, alors qu'il s'agit d'une opération de recentrage stratégique.
Du côté des acheteurs potentiels, cela s'agite aussi avec deux candidats officiels : Bouygues, qui pourrait utiliser une partie de ses importantes liquidités pour acheter une « machine à cash-flow »; et Spie, qui s'est acoquiné avec l'américain Clayton Dubilier & Rice. Car la mariée vaudrait, selon les premières indications dont nous disposons, pas loin de 8 milliards d'euros. Ce qui pourrait en faire la plus grosse opération de private equity de l'année. Certains voient Jérôme Stubler, ex-patron de Vinci, prendre la tête d'un tour de table qui assoirait sa position. Mais chez Engie on s'en tient à une règle : vendre à l'acheteur qui aura le meilleur projet économique et social au meilleur prix.