Le brut s'envole >
Au cours des toutes dernières séances, les cours du baril de pétrole WTI ont poursuivi leur ascension grâce à la levée des restrictions sanitaires et au rebond économique qui oblige les industriels, sur tous les continents, à consommer plus d'énergie. Un bon signe pour la croissance de l'hémisphère nord, comme l'a souligné il y a quelques jours le FMI. La levée progressive des restrictions sanitaires dans le cadre des voyages laisse aussi espérer un redémarrage du transport aérien, gros consommateur de pétrole. L'administration Biden vient d'annoncer la mise en œuvre de groupes de travail d'experts avec le Canada, le Mexique, l'UE et le Royaume-Uni afin de déterminer la meilleure façon de rouvrir les frontières en toute sécurité après 15 mois de fermeture.
Les cours de pétrole sont également soutenus par les déclarations du secrétaire d'État américain Antony Blinken qui a indiqué que même si Washington parvenait à un accord avec l'Iran, des sanctions améri-caines resteraient en vigueur contre Téhéran. Néanmoins, il ne s'est pas engagé à préserver les mesures punitives visant la banque centrale iranienne et le secteur pétrolier, comme le lui demandait une sénatrice. Les opérateurs de marché vont donc surveiller avec attention la levée des sanctions en cas d'accord. Une levée de l'embargo sur le pétrole iranien ferait pression sur les cours de pétrole.
Sur le plan de l'analyse, technique, les perspectives du pétrole WTI restent indiscutablement haussières. Le prix du baril a récemment dépassé son sommet de 2019 à 66,56 dollars et son sommet de mars à 67,85 dollars. En dépassant le seuil symbolique des 70 dollars le baril, les acheteurs font une nouvelle fois preuve de domination sur le marché, renforçant ainsi le scénario haussier jusqu'au sommet de 2018 à environ 77 dollars. Ces perspectives haussières seraient invalidées en cas de repli sous le plus haut de 2019 à 66,56 dollars. Un retour au creux de mars sous 60 dollars serait alors à prévoir.