Comment Lazard a retrouvé sa place de leader en France >
Du haut du nouveau siège de la banque Lazard au 173, boulevard Haussmann, Jean-Louis Girodolle ne boude pas sa satisfaction de diriger une maison qui ne s'est rarement aussi bien portée. Jamais toutes les activités de la banque d'affaires n'ont tourné à plein régime en même temps. Or c'est ce qu'il se passe aujourd'hui avec un niveau très élevé de fusions et acquisitions, d'opérations de private equity, de restructuring et de financements sur les marchés. À cela s'ajoutent de très nombreuses demandes de conseils au gouvernement dans le cadre d'aides en politique de refinancement ou de montages de dossiers auprès du Fonds monétaire international. Si bien qu'à fin mai, Lazard affichait le premier rang en France des banques d'affaires en fonction du montant des opérations annoncées en euros depuis le début de l'année.
La banque prend bien soin de ses banquiers en respectant les temps de télétravail et le travail en présentiel et en équipe dans les bureaux neufs. Elle a aussi décidé d'embaucher de nouveaux banquiers afin de ne pas surcharger de travail les plus anciens, parce qu'elle croit que ce cycle haussier va durer quelque temps. En outre, le climat est aujourd'hui très apaisé avec la mise en place du nouveau management.
C'est ce qui a permis à la banque de boucler la cession de HSBC retail à Cerberus, des wagons Ermewa pour 3,2 milliards d'euros, de conseiller Engie sur la vente de Suez, puis la Caisse des Dépôts sur la mise en œuvre du Suez bis. Et la liste s'allonge chaque jour.