Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Poursuite judiciaire / 30/08/2021

Cette « épine » américaine dans la chaussure de Stellantis

La fusion qui a formé Stellantis en janvier dernier a créé le quatrième constructeur automobile mondial, mais elle n'a pas effacé un scandale qui a vu des millions de dollars de paiements interdits et des cadeaux somptueux faits par des anciens dirigeants de Fiat Chrysler Automobiles aux responsables du principal syndicat des ouvriers de l'industrie automobile, l'UAW.

La branche opérationnelle américaine de la société, officiellement connue sous le nom de FCA US et membre des trois constructeurs automobiles de Detroit, a été condamnée il y a quelques jours à payer 30 millions de dollars et à se soumettre à un contrôleur de conformité pendant trois ans. Fiat-Chrysler, qui sera donc en probation pendant trois ans mais n'aura pas à verser de dédommagement, a plaidé coupable en mars à un chef d'accusation de complot en vue d'enfreindre la loi sur les relations professionnelles. L'avocate américaine Erin Shaw a déclaré au juge, lors de la condamnation à Detroit, que le plaidoyer de culpabilité de l'entreprise pour un crime était important car de nombreuses affaires d'entreprises se terminent par des poursuites différées.

L'entreprise avait initialement affirmé qu'elle était victime de la conduite illégale de certains individus malhonnêtes et Sergio Marchionne, l'ancien PDG de FCA, avait déclaré aux employés qu'il était d'accord avec le président de l'UAW de l'époque, Dennis Williams, pour exprimer son dégoût à l'égard de la conduite alléguée, qui constitue l'abus de confiance le plus flagrant de la part des individus impliqués.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi