Pourquoi Atos est devenu la cible des fonds activistes >
L'action Atos n'a pas réussi à profiter de l'été pour se refaire une santé avec un cours en retrait de 42 % depuis le début de l'année. Le groupe, présidé par Thierry Breton jusqu'en novembre 2019, apparaît aujourd'hui aux yeux de nombreux investisseurs comme disposant d'une très solide base de business, mais d'un manque cruel de stratégie à long terme et de leadership. C'est pourquoi plusieurs gros fonds activistes ont profité de la torpeur estivale pour faire leur entrée au capital. Même si, pour l'heure, aucun seuil statutaire n'a été franchi. Certains fonds avec lesquels nous avons communiqué visent un objectif de cours proche de 80 euros, double de la valorisation actuelle.
L'action Atos souffre d'un véritable phénomène de défiance auprès des investisseurs depuis que les auditeurs du groupe ont découvert des erreurs comptables en avril dernier dans les opérations américaines d'Atos. Elie Girard a déclaré à des analystes que l'entreprise a procédé à un examen approfondi de la situation avec son propre personnel et des conseillers externes, et avec le soutien d'auditeurs. Ce qui n'a révélé aucune anomalie importante dans les états financiers consolidés du groupe. Pour que de telles erreurs ne se reproduisent pas, Atos a mis en place des actions fortes et complètes pour remédier aux faiblesses du contrôle interne en Amérique du Nord et éviter qu'elles n'aient un impact sur d'autres zones géographiques, a précisé Elie Girard.
Par ailleurs, afin de donner satisfaction aux activistes, Atos chercherait à vendre certaines de ses anciennes activités commerciales afin de permettre au fournisseur de solutions globales de se concentrer sur le développement de ses activités dans les secteurs à croissance rapide du marché informatique. Le groupe envisage de vendre ses anciennes activités informatiques afin de se défaire de certaines parties de son activité à faible marge. De surcroît il pourrait envisager de remanier une partie de son équipe de direction.