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Business / Après les élections outre-Rhin / 27/09/2021

Une révolution verte en Europe ?

Il y a au moins un sujet sur lequel tous les partis (sauf l'AfD) se sont accordés avant l'élection : c'est la nécessité d'une transition énergétique. Néanmoins, la plupart diffèrent dans la manière dont ils veulent atteindre leurs objectifs environnementaux et comment les plans devraient être financés. Les Verts ont élaboré un plan de dépenses massives de 500 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie pour une « transformation socio-écologique » de l'économie. Leur but est d'atteindre la neutralité carbone dans les vingt prochaines années, en commençant par réduire les émissions de CO2 de 70 % d'ici à 2030. Ces ambitions ne sont pas si éloignées de celles du SPD, puisque les deux partis visent à atteindre la neutralité carbone avant 2045 et réduire les émissions nationales de 65 % d'ici à 2030. Le parti libéral FDP soutient également un agenda vert dans son programme politique en renforçant l'économie circulaire et en investissant dans des technologies innovantes (respectueuses de l'environnement).

Les principales différences entre les principaux partis politiques portent donc sur les montants à dépenser et le financement des mesures climatiques. Par exemple, le SPD et le FDP veulent financer la transition énergétique en utilisant des instruments de marché, tels les systèmes nationaux/européens d'échange de quotas d'émission. En revanche, les Verts visent à augmenter la dette publique (le parti a l'intention de réviser le « frein à l'endettement » de l'Allemagne) et comptent sur l'augmentation d'autres impôts, comme l'introduction de l'impôt sur la fortune. En outre, le parti veut augmenter le prix du carbone sur le transport.

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