Ipsen mandate Lazard pour vendre son activité grand public >
Au moment où les pouvoirs publics se préoccupent enfin de faire revenir sur le territoire français des usines pharmaceutiques, à commencer par une unité de fabrication de Doliprane, et alors que 60 à 80 % des produits actifs proviennent toujours d'Inde ou de Chine, un poids moyen de la pharmacie française envisage de se séparer de son unité de santé grand public.
Il s'agit du groupe Ipsen qui, selon nos informations, a mandaté la banque Lazard Frères afin d'évaluer cette activité et le meilleur avenir qui pourrait lui être réservé. Plusieurs experts financiers valorisent d'ores et déjà cette partie d'Ipsen pour un montant de 500 millions de dollars. Cette valorisation est à comparer aux 8 milliards de dollars de capitalisation boursière que pèse la société pharmaceutique. Une chose est sûre pour les banquiers de Lazard : cette unité de santé grand public d'Ipsen est susceptible de susciter l'intérêt d'investisseurs stratégiques et financiers. Mais des réflexions sont encore en cours entre l'entreprise et la banque d'affaires. De fait, aucune décision définitive sur une vente n'a été prise.
Il reste, et Lazard le sait bien, que les entreprises pharmaceutiques se séparent de plus en plus ou cherchent à vendre leurs activités de médicaments sans ordonnance pour se concentrer sur des domaines à marge plus élevée, tels que l'oncologie et les traitements des maladies rares. Par exemple, depuis quelques semaines, GlaxoSmithKline plc travaille avec des banquiers sur les plans de découpage de son unité grand public. Idem pour Sanofi. L'unité de santé grand public d'Ipsen a généré un chiffre d'affaires d'environ 211 millions d'euros l'an dernier.