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Business / Grande distribution / 18/10/2021

Comment Bompard a perdu la confiance de ses actionnaires

Cela fait quelque temps qu'Alexandre Bompard, qui a redressé Fnac-Darty de manière spectaculaire, tente d'adosser Carrefour à un autre groupe de grande distribution. Soit pour atteindre une taille vraiment critique dans les négociations avec les fournisseurs. Soit pour offrir une porte de sortie à ses deux grands actionnaires (la famille Arnault, qui a décidé de tirer une croix sur cette participation, et la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette) qui se sont lassés de voir le cours fluctuer entre 15 et 17 euros.

La première tentative a été initiée par Alain Minc et a consisté en une prise de contrôle de Casino par Carrefour. La discussion – on peut le comprendre – a duré moins d'une heure. Et chez Casino on a peu goûté les cours de distribution d'Alexandre Bompard, alors que cela fait près de vingt-cinq ans que Jean-Charles Naouri exerce cette activité.

La deuxième tentative a été le rapprochement avorté avec le canadien Couche-Tard sur la base de 20 euros. Une opération à laquelle Bercy a immédiatement mis son veto, mais qui aurait permis à Bernard Arnault de vendre les 5 % restants.

La troisième tentative dure depuis le printemps dernier alors que les descendants Mulliez sont venus proposer un rachat de Carrefour par Auchan. Ils se sont entourés de Lazard alors qu'Alexandre Bompard faisait appel à Morgan Stanley et à Benoît d'Angelin. En septembre, le scénario d'un rachat de Carrefour sur la base de 21,50 euros est sur la table – mais seulement du comité stratégique – avant d'être abandonné pour des raisons de complexité. Les administrateurs sont enfin avertis, quand tout est achevé. Un vrai problème de gouvernance.

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