Une vente de l'activité africaine de Bolloré gênerait les services secrets >
Selon certaines rumeurs de presse, le groupe Bolloré aurait donné un mandat à Morgan Stanley afin de céder à un grand groupe international, voire chinois, les 47 ports que Bolloré possède en Afrique. Une transaction estimée entre 2 et 3 milliards d'euros. Une partie de cette activité est issue de la SCAC, créée par le grand-père de sa femme et qui était détenue par la Compagnie financière de Suez. C'est Antoine Bernheim qui avait poussé Vincent Bolloré à racheter cette société, pressentant la montée en puissance de la mondialisation.
Mais pour les initiés, certaines bases du groupe Bolloré en Afrique seraient des repères d'agents des services secrets français, dans le cadre des accords liés à la fameuse « Francafrique ». Le fait que Bolloré soit commissionnaire de transport, et donc chargé de l'entrée dans chaque port de tous les containers, permet à la DGSE d'introduire dans tel ou tel pays sensible des armes, et ceci dans la plus grande discrétion. Non seulement la vente de cette activité mettrait fin à cette facilité mais, de surcroît, le rachat des ports par un groupe chinois constituerait un véritable bouleversement géopolitique.