Ce que nous coûtent ces taxes >
L'industrie hexagonale est pénalisée par des impôts sur la production représentant 38 % de l'Union européenne, alors qu'elle réalise seulement 10 % de la valeur ajoutée en 2018. C'est la fiscalité de production, et dans une moindre mesure les cotisations patronales, qui expliquent son manque de compétitivité, les salaires bruts n'étant pas en cause. La fiscalité de production, insensible aux performances et à la santé des entreprises, constitue un danger pour la survie des activités françaises à faible marge, comme l'illustre la fermeture de l'usine de pneumatiques Bridgestone de Béthune. Avec 7 millions d'impôts de production en 2018, cette activité ne pouvait pas être rentable en France. Elle générait 5 millions de pertes, créées par la dureté de la fiscalité française. Alors que d'autres sites industriels sont menacés
(Alcatel-Lucent, Jacob-Delafon, Michelin, Schneider Electric, Verallia…) le maintien de cette fiscalité, qu'il était prévu d'éteindre avec l'avènement de la TVA dans les années 1950, est un contresens. L'analyse de l'incidence fiscale montre qu'in fine le coût de cette fiscalité de production repose sur les consommateurs, les actionnaires et les salariés.