Trêve des grandes manœuvres dans les entreprises publiques >
Si le Chef de l'État a donné le signal qu'il était favorable à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires (de taille moyenne) dans l'hexagone, afin de répondre aux vœux de Jean-Bernard Lévy, le patron d'EDF, l'électricien français qui attend toujours d'être restructuré (avec l'accord de Bruxelles) devrait rester en l'état jusqu'à l'été 2022.
Au siège de l'Agence des participations de l'État on a reçu la consigne de mettre les grands dossiers de côté, de manière qu'ils ne soient pas brouillés par la campagne électorale. Qu'il s'agisse d'éventuelles opérations de respiration du secteur public ou d'arbitrages d'activité. C'est ce qui a conduit Engie à mener l'opération Equans sur un calendrier très court afin de ne pas entrechoquer l'avant-présidentielle.
Bien sûr, la Caisse des Dépôts, qui a effectué un travail considérable de reconfiguration de ses métiers avec la création de la Banque des Territoires et le regroupement de la Poste, mais aussi de la Banque Postale et de CNP Assurances, poursuit son action massive dans le cadre du Plan de relance. Le mandat d'Éric Lombard, qui arrive à échéance en décembre 2022, est renouvelable pour cinq nouvelles années.
Le seul gros changement concernera Orange où Stéphane Richard, dont le mandat arrive à échéance au printemps prochain, souhaite laisser ses fonctions de directeur général à un nouvel homme fort, lui-même se retirant sur l'Aventin avec la fonction de président non exécutif. Un chasseur de têtes travaille déjà à trouver son successeur. Mais il n'est pas certain que l'APE lui permette de garder la seule présidence. Dans ce cas, il lui restera la possibilité de reprendre la présidence du port de Marseille, laissée vacante par la disparition de Jean-Luc Forneri.