La justice déboute Virginie Calmels dans son procès contre Barnes >
Le 24 juin 2019 votre Lettre annonçait en exclusivité que Virginie Calmels avait décidé de démissionner de ses fonctions au sein du groupe Barnes, trois mois seulement après avoir été nommée mandataire social de ce fleuron de l'immobilier de luxe, dirigé par Thibault de Saint-Vincent. Nous expliquions alors que cette démission précipitée intervenait « après la découverte de certaines pratiques dont, pour le moment, nous ignorons la teneur ». Quelques heures après cette publication, Virginie Calmels diffusait un communiqué de presse dans lequel elle annonçait avoir saisi la justice à l'encontre de Thibault de Saint-Vincent et de Barnes évoquant les « importants risques de nature pénale liés en particulier à la confusion évidente entre le patrimoine personnel de Thibault de Saint-Vincent et celui de l'entreprise » tout en évoquant « une perquisition de très grande ampleur au siège de Barnes et sur quatre autres sites ».
Suite à sa démission, Virginie Calmels a naturellement attaqué Barnes devant le tribunal de commerce et Barnes a attaqué son ancienne mandataire sociale. Il faut dire que celle-ci ne demandait pas moins de 1,6 million de dommages et intérêts en plus de ses indemnités de licenciement. Et Barnes lui réclamait une somme presqu'aussi importante pour avoir porté atteinte à l'image de l'entreprise. Car, suite à un contrôle fiscal chez Barnes, Bercy n'a rien trouvé d'illégal. Aussi, le 22 octobre dernier, les magistrats consulaires ont jugé irrecevables toutes ses demandes et l'ont condamné à payer à Barnes 125 000 euros de dommages et intérêts. Virginie Calmels a fait appel de ce jugement.