Pourquoi Alstom multiplie les partenariats dans l'hydrogène >
La semaine passée, Alstom et MOL, la principale compagnie pétrolière et gazière de Hongrie, ont signé un protocole d'accord pour structurer leur coopération dans l'utilisation de l'hydrogène dans le transport ferroviaire, utilisation qui entre dans le cadre de la stratégie nationale sur l'hydrogène de la Hongrie. De son côté et sur ce terrain, Alstom est un pionnier, ayant introduit le Coradia iLint sur le marché allemand en septembre 2018. Les trains Coradia iLint ont parcouru plus de 200 000 km en service voyageurs, en Allemagne et en Autriche, avec zéro émission de CO2, et ont été testés avec succès aux Pays Bas. La technologie hydrogène d'Alstom a également été achetée par la SNCF.
Les trains à hydrogène Coradia iLint sont des trains électriques avec une pile à combustible à hydrogène pour la production d'électricité à bord. La batterie est utilisée pour stocker l'énergie de freinage, pour booster l'accélération et pour l'alimentation auxiliaire. Un système intelligent de gestion de l'énergie surveille en permanence la consommation d'énergie du train, en tenant compte de la voie à suivre, y compris les pentes, et permet ainsi une autonomie allant jusqu'à 1 000 km. L'exploitation de ces trains nécessite des stations de ravitaillement en hydrogène.
Pour mettre en place cette infrastructure, Alstom coopère déjà avec des sociétés pétrolières et gazières telles que Linde en Allemagne et Orlen en Pologne. Après l'acquisition en avril dernier de Helion Hydrogen Power (start-up innovante spécialisée dans les piles à combustible de grande puissance), Alstom a choisi de collaborer avec le groupe Liebherr, fortement présent dans le sud-ouest de la France. En novembre, Alstom a donc signé un accord de collaboration avec Liebherr – Aerospace & Transportation SAS. Par ailleurs, Alstom a conclu en 2020 un accord avec Snam (première société italienne de transport de gaz naturel) pour développer des trains à hydrogène et les infrastructures associées.